Poèmes


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Abordage

C'est décidé je pars à l'abordage
Tout' voiles dehors je quitte mon poste,
Et puis fi du rouli, fi du tangage,
Je pars à l'attaque, c'est toi que j'accoste.

Je file à toute allure et le voyage est long
Quand, du fond de la nuit, surgit un fier navire...
Sous le feu de la lune voici le gallion
Que je vais aborder, et ce sans coup férir.

La bataille est ardue, mais j'ai la capitaine
Acculée dans un coin, elle devra bien se rendre,
De ce combat l'issue est maintenant certaine...
J'embarque mon butin, envie de me détendre...

La belle est accueillie, je fouille dans mes coffres
Sors de belles robes, la couvre de parures...
Tout mon butin déjà amassé je lui offre
Mais même sans bijou, la belle a fière allure

Profitant de son hésitation je m'approche,
Je sens que m'envahit peu à peu son parfum,
Dans sa belle coiffure j'attache une broche
Et je tressaille en touchant ces cheveux si fins.

La belle ne semble pas insensible,
Recule pour approcher de mes mains,
Quelques légers frissons sont perceptibles,
Une légère ondulation des reins...

Je ne sais pourquoi soudain j'enroule mes bras
Autour d'elle, et pose mes lèvres dans son cou...
Elle s'abandonne à moi sans le moindre embarras,
Nous nous laissons balancer au gré des remous...

Je ne cesse de déposer tous les baisers
Cueillis en naviguant, au creux de chaque vague,
En espérant cet instant d'enfin les poser,
Et passer à son doigt la plus belle bague

De la bataille la fatigue est oubliée
Nous offrons l'un à l'autre petit à petit
Nos corps maintenant par l'envie émoustillés,
Que cette bataille a mis en appétit.

Nous voici tout prêts à en entamer une autre,
Mais cette fois une tendre et douce bataille...
Des plaisirs de la chair nous serons les apôtres
Et déjà courent sur ton corps mes mains canailles.

Tu en prends une et la guide à ton envie,
Elle presse ton sein et tu la serres,
Ma langue te chatouille et tu en ris,
Tu n'es plus maintenant mon adversaire.

Je te prends dans mes bras pour te mener au lit,
T'allonge tendrement dans le creux de ses draps.
Je me sens l'envie de te boire jusqu'à la lie...
Je te déshabille en commençant par les bras

Sous chaque parcelle de tissu retirée,
Je viens déposer mes baisers du bout de mes lèvres,
Je ne te laisse plus le temps de respirer
Et force ton envie à développer sa fièvre.

Tu es nue maintenant et voudrais qu'il en soit
De même pour moi. Tu m'attires violemment
Et me jettes sur le lit, tu joues de tes doigts
Sur ma peau puis tu m'arraches mes vêtements...

A ton tour tu t'en vas à l'assaut de mon corps,
Tu le parcours de haut en bas et t'en délectes
Tu trouves sur ma peau un certains réconfort,
De mon sexe tu veux te faire l'architecte...

En digne marin tu grimpes à ce mat
Jouant des doigts, le tenant à deux mains,
Montant, descendant, le baisant parfois
Pendant que je caresse tes seins

Les vagues claquent au dehors, donnant le tempo
Ma langue va et vient, suivant le mouvement,
Mes doigts jouent de tes tétons, glissent sur ta peau
Je te regarde et de ton sourire charmant

Tu m'invites à poursuivre ce que je faisais
Pendant que toi tu t'abandonnes à mes caresses,
Celles que de mon nez je fais à ta forêt...
Quand de la langue je te bois jusqu'à l'ivresse

Ton sexe rougeoyant et brûlant comme l'âtre
Appelle le mien pour apaiser son désir,
Je viens aimer ma capitaine à peau d'albâtre,
Ne songeant plus maintenant qu'à notre plaisirs...


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