
Articles
| Quels sont les premiers signes du stress ? Le stress s'accompagne de signes que l'on peut repérer, à condition d'y porter attention et d'écouter son entourage. Le Dr Daniel Gloaguen*, auteur de "Stress contrôle" nous indique les premiers symptômes qui ne trompent pas et contre lesquels il faut réagir immédiatement. e-sante : Quels sont les premiers symptômes qui caractérisent le stress ? Dr Daniel Gloaguen : Les tensions musculaires (tensions, douleurs et fatigue musculaires) représentent le signe le plus caractéristique du stress chronique. Ce phénomène est dû à l'imprégnation d'adrénaline qui nous prépare à bondir, à fuir devant le danger. Autrefois, ces réactions servaient à faire face aux situations dangereuses voire mortelles. Aujourd'hui, ce sont les problèmes sociaux, professionnels ou familiaux qui font resurgir le stress. Les troubles du sommeil : les personnes stressées dorment de plus en plus mal, jusqu'à ce que ce signe indique clairement une dépression (manque d'envie de se lever le matin, sommeil perturbé en 2e partie de nuit, perte de l'estime de soi, perte de confiance en soi, tristesse…). La fatigue. L'anxiété, l'énervement. Les troubles de l'humeur et le repli sur soi : de nombreuses petites perturbations comme la perte de l'envie de rire, l'humour qui décline, le passage du rire aux larmes, le manque d'entrain, la baisse d'enthousiasme, les difficultés à se lever le matin pour aller au travail, etc. La baisse de libido : lorsqu'une personne n'a plus envie de faire l'amour au sein d'un couple, alors que tout va bien par ailleurs, peut être un signe de stress. Il existe également toute une série de symptômes qui correspondent au stress aigu : la diarrhée, par exemple chez un étudiant avant de passer son examen, les maux de tête, surtout chez les femmes, la bouche sèche, avant de passer un examen oral par exemple, une accélération de la respiration, une perte de l'appétit, etc Mais c'est bien le stress chronique le plus insidieux, celui qui se manifeste tous les jours et qui amène à des modifications progressives à son insu. À tel point que le plus souvent, c'est l'entourage qui donne l'alerte. La personne concernée ne se rend pas compte de son problème car les signes s'installent petit à petit. Alors un conseil, essayez toujours d'être à l'écoute des autres car ce sont eux les témoins des changements. Ils remarquent et signalent que l'on a perdu du poids, que l'on devient triste, renfermé, que l'on a mauvaise mine, etc. L'entourage est notre miroir objectif. Une fois les signes du stress repérés, il faut se demander pourquoi on est stressé et identifier clairement les agents stressants. Le plus souvent, le sujet stressé les connaît : perte d'un emploi, divorce, difficultés familiales, enfant ayant des problèmes de santé ou psychologiques, difficultés relationnelles, fusion dans son entreprise, déménagement, etc. Globalement, ce qui génère le stress, ce sont les changements brutaux, radicaux, qui n'ont pas été préparés. La première façon de gérer le stress est donc de se préparer à l'avance aux changements que l'on pressent. Un changement d'emploi s'anticipe, un déménagement aussi, voire un divorce car un couple aussi laisse beaucoup d'indices qu'il faut apprendre à relever et à interpréter. Et s'il n'a pas été possible de se préparer, il faut se forcer à réagir en conséquence, à trouver une solution adaptée. Ce qu'il faut, c'est savoir rebondir ! * Le Dr Daniel Gloaguen est médecin généraliste. Il a travaillé 15 ans aux urgences du Centre hospitalier de Cornouaille à Concarneau (Finistère) avant de s'adonner au journalisme. Lipolyse : solution miracle contre la cellulite ? La lipolyse, une technique qui repose sur l'injection de phosphatidylcholine, permet de détruire les cellules graisseuses mal placées. Est-ce une solution miracle contre la cellulite, la culotte de cheval ? Non. Le Dr Catherine de Goursac* précise bien que cette technique ne s'adresse qu'à des zones graisseuses très localisées comme la face interne des genoux, un petit bourrelet sur la face interne des cuisses, le double menton, les aisselles… Explications. Quel est le principe ? Dr Catherine de Goursac : On injecte un cocktail de phosphatidylcholine et de déoxycholate. La phosphatidylcholine fait partie des membranes de toutes les cellules, dont celles des adipocytes (cellules graisseuses). Nous avons donc besoin d'ajouter du déoxycholate pour casser la membrane des cellules et laisser la phosphatidylcholine dissoudre les triglycérides présents dans les adipocytes. S'agit-il d'un nouveau traitement ? Dr Catherine de Goursac : Les premières publications datent de 1962/1965. La lipolyse a initialement été utilisée par des Russes et des Allemands en injection intra-artérielle pour dissoudre les plaques d'athérome. Ensuite elle a été beaucoup employée par voie buccale pour dissoudre les surcharges graisseuses pathologiques (stéatose hépatique, cirrhose biliaire primitive). L'utilisation de la lipolyse à visée esthétique n'a débuté qu'en 2001 avec une publication de Patricia Rittes, au Brésil. Depuis cette date, de nombreuses publications ont porté sur la lipolyse et ce thème est toujours largement abordé dans les congrès. Étant utilisée un peu partout dans le monde, notamment par les Américains du nord, les Latino-américains et les Européens, il a fallu rapidement établir puis affiner un protocole pour la pratique de la lipolyse. Peut-on recourir à la lipolyse pour se débarrasser de toutes les surcharges graisseuses ? Dr Catherine de Goursac : La lipolyse n'est pas un substitut de la lipoaspiration. On ne peut pas, par exemple, traiter une forte culotte de cheval. Elle est uniquement destinée aux surcharges graisseuses localisées : banane sous fessière, les flancs, autour des aisselles, double menton, face interne des genoux, un petit bourrelet sur la face interne des cuisses. En général, on considère qu'on ne doit pas traiter des zones faisant plus de 10 cm sur 10 cm. On réalise parfois des traitements de l'abdomen, mais on est confronté à plus de résistance (10% de résistance sur l'abdomen, 2% seulement sur le menton, 5 à 6% sur la face interne des genoux). Toutefois, en cas de résistance, on peut augmenter la concentration en déoxycholate afin d'obtenir un traitement plus performant. A noter qu'en général, les hommes répondent mieux à la lipolyse que les femmes. Quel est le prix ? Dr Catherine de Goursac : Ce traitement n'est évidemment pas remboursé. Le coût de la séance est de 90 € et 4 à 5 séances sont nécessaires. Par comparaison, avec la mésothérapie classique, 10 à 15 séances étaient requises et pour un effet différent car la mésothérapie classique ne casse pas les adipocytes. C'est pourquoi nous nous sommes orientés vers toutes les méthodes de lyse adipocytaire (lipolyse) car elles sont définitives. La mésothérapie classique utilise des injections de stimulants de la microcirculation et de facteurs de la lipolyse (caféine, buflomedil…). Cette technique n'est pas efficace sur les zones localisées comme c'est le cas de la lipolyse, mais l'est sur la peau d'orange et sur les grandes surfaces. En revanche, il faut ensuite un peu d'entretien car la cellule n'est pas éclatée mais seulement vidée. Les méthodes actuelles qui permettent d'éclater les cellules sont la lipoaspiration, le laser endohypodermique et la phosphatidylcholine. A qui s'adresser ? Dr Catherine de Goursac : On peut s'adresser à l'Association française de médecine esthétique (AFME) pour connaître les praticiens de cette technique. www.afme.org Quel est le statut de la phosphatidylcholine ? Dr Catherine de Goursac : La phosphatidylcholine n'a pas d'autorisation de mise sur le marché (AMM) en France. Elle a donc un statut de " ni interdit ni autorisé ". La phosphatidylcholine est tombée dans le domaine public et donc n'aura pas d'AMM prochainement car aucun laboratoire n'ira mettre des sommes très importantes pour légaliser une molécule efficace qui pourra aussitôt être recopiée. En revanche, on peut se baser sur les très nombreuses publications scientifiques et communications dans les différents congrès. * Le Dr Catherine de Goursac exerce la médecine esthétique depuis plus de vingt ans. Elle est membre de la Société française de médecine esthétique, membre du conseil d'administration de l'Association française de médecine esthétique (AFME) et secrétaire de l'Association française d'anti-aging (www.fsaam.com). |
Article écrit par JeRoMe |
Envoie
cette page à un(e) ami(e) |
Derniers articles sur le site !
Derniers messages dans le forum :-)
| |||||||||||||||||||